Préserver l’humain : défis et responsabilités de l’université à l’époque de Magnifica Humanitas
« Aujourd’hui, la tâche ultime de la mission éducative consiste peut-être précisément à savoir intégrer les possibilités offertes par la technologie dans un parcours de sagesse qui, pour reprendre les paroles du Pape Léon XIV, rende l’être humain capable de “préserver ensemble la dignité de chaque personne et l’avenir de notre Maison commune” ». C’est ce qu’a déclaré Sœur Raffaella Petrini, Présidente du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, dans sa leçon inaugurale intitulée « Prendre soin de l’humain. Défis et responsabilités de l’université à l’époque de Magnifica Humanitas », à l’occasion de l’ouverture de la 57e année académique de la Faculté pontificale des sciences de l’éducation « Auxilium ».
L’événement s’est déroulé dans la matinée du mercredi 4 novembre, au siège romain de la Faculté, qui accueille des étudiantes et des étudiants, des religieux et des laïcs venus de 67 pays.
Dans son intervention, Sœur Petrini a fait observer qu’« à l’ère de la transition numérique, la pratique du soin dans le service éducatif de l’Université ne peut être qu’une pratique attentive au respect de la dignité de la personne dans sa nature corporelle et spirituelle, ouverte à son origine transcendante ».
La Présidente a souligné que « pour ceux qui éduquent comme pour ceux qui apprennent, il s’agit d’une pratique qui répond aux défis de la culture technocratique en cultivant la capacité de penser et de réfléchir à la réalité de l’existence humaine dans son intégralité, c’est-à-dire dans les trois dimensions essentielles qui la définissent ».
Continuer à miser sur l’éducation dans un monde numérique, que le Pape Léon XIV invite à considérer comme « un nouveau continent à évangéliser », en adoptant l’attitude des « artisans de l’éducation, prêts à accomplir un travail quotidien, patient, soutenu par des alliances éducatives larges et partagées ». C’est ce qu’a déclaré dans son intervention Sœur Piera Ruffinatto, Doyenne de la Faculté, en présentant ce défi comme le premier d’une série de quatre. Le deuxième consiste à s’engager « dans l’étude et la recherche, où le défi de l’intégration des savoirs nous appelle à nous exercer – et à exercer nos étudiants – aussi bien à la capacité de relier et de fusionner les connaissances pour appréhender la complexité, qu’aux techniques de vérification des faits ». Le troisième est la nécessité d’agir ensemble et de coordonner les efforts pour reconstruire, afin que « la ville renaisse non pas à l’initiative d’une seule personne, mais grâce à la responsabilité de tout le peuple ». Enfin, « le dernier défi est un chemin qui comporte une étape importante en 2027 : le 150e anniversaire de l’ouvrage de don Bosco sur le Système préventif ».
Pour finir, Sœur Chiara Cazzuola, Grand Chancelière de la Faculté et Supérieure générale des Filles de Marie-Auxiliatrice, a officiellement déclaré ouverte l’année académique 2026-2027, encourageant les enseignants et les étudiants à « apporter leur contribution en réaffirmant leur choix d’être ‘présents’ face aux défis et aux interpellations, afin de former des professionnels de l’éducation compétents, aujourd’hui et demain », et à redécouvrir « comment préserver l’humain, comment réaffirmer la responsabilité et la valeur de l’éducation, de la connaissance et du bien commun ».
