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Saint du jour

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25 septembre : Saint Firmin, Évêque et martyr

Dans le contexte des premiers siècles du christianisme, à une époque dominée par l’Empire romain et marquée par de graves persécutions contre les disciples du Christ, apparaît la figure de saint Firmin, vénéré comme Évêque et martyr. Sa mémoire est particulièrement vivante en Espagne et en France, où son exemple a nourri la foi de générations entières. Le récit de sa vie se situe entre tradition et réalité historique, traçant le portrait d’un homme tenace, animé d’une foi inébranlable et d’un profond esprit missionnaire.


Selon la tradition, Firmin est né dans la ville de Pampelune, vers le IIIᵉ siècle, au sein d’une famille noble et païenne. Ce fut grâce à l’influence de saint Saturnin, premier Évêque de Toulouse et figure marquante de l’évangélisation de la région pyrénéenne, que Firmin se rapprocha de la foi chrétienne. Le charisme de Saturnin toucha profondément le jeune homme, qui décida de recevoir le baptême et d’entreprendre un chemin de fidélité totale à l’Église.

Après sa formation, Firmin fut ordonné prêtre et partit pour la Gaule, une région encore largement attachée aux croyances païennes. Dans ce territoire hostile, il se consacra avec un grand zèle à l’annonce de l’Évangile. Ses activités le conduisirent à Amiens, dans le nord de la France, où il fonda une communauté chrétienne et en devint le premier Évêque. Sa vie était marquée par la prière, la charité et une prédication inlassable. Selon la tradition, il accomplit des miracles et des guérisons, suscitant des conversions et consolidant la présence chrétienne dans la région.

Le nombre croissant de chrétiens attira l’attention des autorités impériales, qui voyaient dans le christianisme une menace pour l’ordre public. Firmin fut arrêté et en raison de son refus de renier sa foi, soumis à des violences puis finalement condamné à mort. On rapporte qu’il fut décapité à Amiens, probablement en 303, dans le contexte des persécutions ordonnées par Dioclétien. Son sacrifice fut vécu par les fidèles comme un signe d’héroïsme spirituel et fit rapidement croître son culte.

Amiens le reconnut comme son patron et conserva ses reliques dans la cathédrale. Pampelune, ville de ses origines, conserve également sa mémoire avec la célèbre fête de San Fermín qui, bien que surtout connue aujourd’hui pour la course des taureaux, possède de profondes racines religieuses liées à la vénération du saint.

La figure de saint Firmin représente un idéal de cohérence et d’amour de la foi vécu à une époque de grand danger. Son existence, marquée par la détermination et le courage, reste une source d’inspiration pour tous ceux qui se reconnaissent dans le message chrétien.

24 septembre : Bienheureuse Vierge Marie de la Merci

La libération de tout esclavage

Au Moyen Âge, le terme « merci » désignait une forme concrète de compassion, tournée surtout vers ceux qui vivaient en marge de la société : en particulier, les chrétiens retenus prisonniers. C’est à cette cause que se consacrèrent avec ferveur saint Pierre Nolasque et ses disciples, qui fondèrent une communauté religieuse engagée dans la libération des prisonniers chrétiens en danger de perdre leur foi. C’est pourquoi on les appela les Frères de la Merci et leurs couvents prirent le nom de « maisons de la Merci ». Profondément attachés à la Vierge Marie, qu’ils considéraient comme l’inspiratrice de leur mission, ils lui donnèrent le titre de « Notre-Dame de la Merci » ou « de la Miséricorde ».

23 septembre : Saint Pio de Pietrelcina

Une image vivante du Christ souffrant et ressuscité

« Je ne veux être qu'un pauvre frère qui prie ». C'est ainsi que Saint Pio de Pietrelcina, né Francesco Forgione, se présentait devant les milliers de fidèles qui affluaient vers lui. Pourquoi une telle popularité pour un simple capucin qui vivait dans un village périphérique de la région du Gargano, en Italie ? Le secret était que tous ceux qui le rencontraient voyaient en lui une image vivante du Christ souffrant et ressuscité.

22 septembre : Saint Maurice et ses compagnons martyrs

Une légion de soldats fidèles au Christ

Le plus ancien récit du martyre de saint Maurice et de ses compagnons, appartenant à la Légion thébaine, remonte aux années 450-455 ap. J.-C. et fut écrit par l’Évêque Eucher de Lyon. Eucher affirme avoir appris les faits d’Isaac, Evêque de Genève, lequel les tenait lui-même de Théodore, Évêque d’Octodure, qui vécut au IVᵉ siècle.

Théodore découvrit les corps des martyrs et fit transférer leurs reliques dans une basilique qu’il avait fait construire à Agaune, localité qui porte aujourd’hui le nom de Saint-Maurice, dans le canton du Valais (Suisse). Selon le récit, Maurice était un officier de la Légion thébaine, une unité militaire composée de soldats égyptiens et envoyée en Gaule par l’empereur Maximien Hercule afin de persécuter les chrétiens.

Guido Reni, San Matteo e l'angelo, 1620 - 1622, Musei Vaticani

21 SEPTEMBRE : SAINT MATTHIEU APÔTRE ET ÉVANGÉLISTE

Un pécheur sauvé par la miséricorde de Dieu

Il n'existe pas beaucoup d'informations historiques sur l'Apôtre Matthieu. Son nom est une abréviation de Matthias ou Matthania, qui signifie « Don de Dieu ».

Le Martyrologe romain situe sa mort le 21 septembre et la translation de son corps d'Éthiopie à Salerne, après une étape à Paestum, le 6 mai. La tradition veut qu'il ait été tué alors qu'il célébrait la Messe.

Matthieu, également appelé Lévi, était un « publicain », c'est-à-dire une personne engagée par l'Empire romain pour percevoir les impôts. C'était donc un homme mal aimé de ses concitoyens à cause de son métier de percepteur. De plus, aux yeux du peuple, il était quelqu'un qui manipulait de l'argent impur, car les pièces de monnaie portaient l'effigie de l'empereur. En outre, il collaborait avec les Romains, qui opprimaient le peuple par des tributs injustes. Il était donc considéré comme un pécheur public.

20 septembre : André Kim Taegon et 102 compagnons martyrs

Aux racines de l’Église en Corée

L’évangélisation de la Corée commença au début du XVIIᵉ siècle, lorsque plusieurs Coréens entrèrent en contact avec le christianisme lors d’un voyage à Pékin. De retour dans leur patrie, ils fondèrent une communauté chrétienne vivante et persévérante, malgré l’absence initiale de prêtres.

Parmi les principaux protagonistes figure saint André Kim Taegon, premier prêtre coréen, né en 1821 dans une famille chrétienne persécutée (son père fut lui aussi un martyr). Il fit ses études à Macao pour devenir prêtre et fut ordonné en 1845. De retour en Corée, il collabora avec l’Évêque Ferréol à l’évangélisation clandestine. Arrêté en 1846, il fut torturé et décapité le 16 septembre de la même année, sans jamais renier sa foi.

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