« Bien que l’Eucharistie soit célébrée solennellement chaque jour, nous considérons comme juste qu’au moins une fois par an sa mémoire soit honorée de manière plus solennelle. En effet, les autres choses dont nous faisons mémoire, nous les saisissons par l’esprit et par l’intelligence, mais nous n’en obtenons pas pour autant la présence réelle. En revanche, dans cette commémoration sacramentelle du Christ, bien que sous une autre forme, Jésus-Christ est présent parmi nous dans sa propre substance. Car, alors qu’il allait monter au ciel, il a dit : “Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde” (Mt 28,20) ».
« La puissance de Dieu nous crée, la sagesse nous gouverne, la miséricorde nous sauve ». C’est ce que le frère Crispin de Viterbe répétait à ceux qu’il rencontrait. Simple frère lai de l’Ordre des Frères mineurs Capucins, chargé de la quête, de servir les malades et de l’entretien du potager du couvent, frère Crispin (Pietro) Fioretti naquit à Viterbe le 13 novembre 1668. Son père, Ubaldo Fioretti, avait épousé Marzia, déjà veuve et mère d’une fille. Crispin perdit très tôt son père, et ce fut son oncle Francesco qui s’occupa de lui, l’envoyant dans une école tenue par les Jésuites. Crispin travaillait aussi comme apprenti cordonnier dans l’atelier de son oncle.
Saint Joseph, père adoptif de Jésus et époux de Marie, est une figure centrale dans la tradition chrétienne, pour son rôle dans l’économie du salut et comme modèle de vertu. Bien qu’on ait peu d’informations à son propos dans les sources bibliques, sa figure apparaît principalement dans les Évangiles de Matthieu et de Luc.
Parmi les figures les plus lumineuses du monastère de Helfta au XIIIᵉ siècle se distingue Mechtilde de Hackeborn, femme d’une spiritualité extraordinaire et voix singulière de la mystique médiévale. Sa compagne de communauté, Gertrude la Grande, dans le sixième livre du Liber specialis gratiae — un ouvrage qui rassemble les manifestations divines reçues par Mechtilde — avoue que ce qui y est écrit ne représente qu’une petite partie de ce que la sainte vécut. Elle explique en effet qu’il eût été injuste de taire des dons si abondants, car ils furent accordés par Dieu non seulement pour Mechtilde, mais comme patrimoine spirituel offert à l’Église de tous les temps.
La figure du Christ souffrant a représenté le cœur silencieux mais puissant de son existence spirituelle, la force intérieure de son zèle apostolique et l’étincelle à partir de laquelle est née la mission de la communauté religieuse qu’il a fondée. Il ne fait aucun doute que Paul de la Croix est le saint de la Passion de Jésus-Christ.
Annoncer la Parole de Dieu « aux plus délaissés et privés de soutien spirituel » fut la mission et le charisme de saint Alphonse-Marie de Liguori. Doté d’une vaste culture dans les domaines des lettres, du droit, de la théologie et de la philosophie, il fut un fervent laïc avant de devenir prêtre. Il se consacra avec passion à la réforme religieuse, morale et civile du peuple napolitain. Il fut missionnaire, fondateur, Évêque, auteur et également un artiste aux multiples talents (il composa notamment le célèbre chant Tu scendi dalle stelle).
Il monta sur le trône impérial d’Autriche le 21 novembre 1916 et, le 30 décembre suivant, fut couronné roi apostolique de Hongrie, en plein premier conflit mondial. Dans son discours inaugural, il déclara que son objectif était la paix et la fraternité entre les peuples. Il s’inspira de la Doctrine sociale de l’Église pour promouvoir une législation plus juste et respectueuse des classes les plus vulnérables.
Frère universel à la recherche du dessein de Dieu sur lui, il s’éprit du Christ et de l’humanité, vivant l’Évangile parmi les petits et les derniers de la terre. Il s’agit de saint Charles de Foucauld, né à Strasbourg le 15 septembre 1858. Devenu orphelin alors qu’il était encore enfant, il fut accueilli et élevé par son grand-père. Le début de la guerre de 1870 obligea la famille à s’installer à Nancy, ville où Charles poursuivit ses études secondaires.
Verdiana naquit à Castelfiorentino, alors que la localité venait tout juste de prendre ce nom, qui lui avait été attribué par l’Évêque de Florence. Les sources historiques situent sa naissance en 1178 et la tradition populaire la décrit comme une jeune servante au service de la famille Attavanti.
La solennité de Marie, Mère de Dieu, placée au cœur de l’Octave de Noël et au début de l’année, invite à contempler le mystère de l’Incarnation du point de vue de celle en qui le Verbe a assumé la chair.
Le centre du culte des saints Jules et Aaron se trouve à Caerleon, nom celtique signifiant « Ville des Légions » (Quadra Legionum). Caerleon, située dans le sud du pays de Galles, était une forteresse occupée en permanence par la Legio II Augusta de l’an 75 à 431 après J.-C.
« Rogate ». La découverte de la nécessité de la prière pour les vocations, selon l’Évangile : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez [Rogate] donc le Maître de la moisson pour qu’il envoie des ouvriers dans sa moisson » (Mt 9, 38 ; Lc 10, 2), constitue l’essence du charisme de saint Annibale Maria Di Francia. La mort prématurée de son père le conduisit également à développer une affection particulière et un amour tendre envers les orphelins.
« Le rapport avec le travail est un aspect qui caractérise saint Joseph et qui est mis en évidence depuis la première Encyclique sociale, Rerum novarum, de Léon XIII. Saint Joseph était un charpentier qui a travaillé honnêtement pour garantir la subsistance de sa famille. Jésus a appris de lui la valeur, la dignité et la joie de ce que signifie manger le pain, fruit de son travail ». C’est ce qu’a écrit le Pape François dans sa Lettre apostolique Patris Corde, à l’occasion du 150e anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle.
Albin appartenait à une noble famille originaire d’Angleterre, qui s’était établie en Bretagne. Il naquit en 469 à Vannes et décida très tôt de suivre le Christ en entrant au monastère de Cincillac ou Tincillac.
En 504, il fut élu abbé et exerça cette charge pendant vingt-cinq ans. Puis, malgré son opposition, il fut appelé à occuper le siège épiscopal d’Angers.
La Solennité de la Toussaint, célébrée le 1er novembre, est une occasion pour les communautés chrétiennes de lever les yeux vers le Ciel, où des hommes, des femmes, des jeunes et des enfants de tous les temps vivent dans la grâce et dans la lumière de Dieu. On ne se souvient pas seulement des Saints officiellement inscrits au calendrier, mais aussi de toutes ces personnes qui participent désormais à la vie éternelle.
L'« étoile de mon pontificat » : c'est ainsi que Pie XI qualifia sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. C'est lui qui la béatifia, le 29 avril 1923, et qui la canonisa, le dimanche 17 mai 1925, dans la Basilique Saint-Pierre, devant une foule d'environ cinquante mille fidèles, dont seule une petite partie avait pu trouver place dans la Basilique vaticane. À cette occasion, le Pontife souligna que Thérèse, « consciente de sa propre fragilité, s'en remit avec confiance à la divine Providence afin de parvenir, en ne comptant que sur son aide, à la parfaite sainteté de vie, même à travers de dures difficultés, ayant décidé de tendre à celle-ci par l'abdication totale et joyeuse de sa propre volonté ».
Pierre-Julien Eymard naît le 4 février 1811 à La Mure (Isère), dans une famille chrétienne modeste. Dès son jeune âge, il manifeste une profonde dévotion au Très Saint-Sacrement et désire devenir prêtre, mais son père s’y oppose dans un premier temps. Il trouve un réconfort spirituel à Notre-Dame du Laus et, tout en travaillant dans l’atelier paternel, il étudie le latin en secret. Après la mort de son père en 1831, il entre au séminaire de Grenoble et est ordonné prêtre en 1834.
Il est connu comme un grand thaumaturge. En effet, sa vie est jalonnée de prodiges qu’il a réalisés tout d’abord en faveur des pauvres et des opprimés, dont il se fit le défenseur. Il s’agit de saint François de Paule, du nom de la petite ville de Calabre où il naquit, le 27 mars 1416, dans une famille catholique de propriétaires terriens. Dès son plus jeune âge, la présence de Dieu fit irruption dans sa vie. Ses parents, qui étaient déjà âgés, eurent recours à l’intercession de saint François d’Assise pour avoir des enfants. À la naissance de leur premier enfant, ils l’appelèrent François, en signe de reconnaissance envers le saint.
L’histoire de sainte Bibiane, comme c’est le cas pour de nombreux martyrs des premiers siècles, provient davantage de la tradition que de sources historiques certaines. L’une des premières traces documentées apparaît dans le Liber Pontificalis, où il est rappelé que le Pape Simplice fit ériger une basilique dédiée à la jeune martyre, située près du Palatium Lucianum et destinée à accueillir ses reliques. Cette église est encore présente à Rome, non loin de la gare Termini.
L’Église célèbre la Présentation de Jésus au Temple, quarante jours après Noël. Cette fête est plus connue sous le nom de Chandeleur ou Fête de la Lumière, car elle est illuminée par le verset de l’Évangile de Luc (2, 22-40), dans lequel Siméon prophétise que Jésus est « la lumière pour éclairer les nations et la gloire de ton peuple Israël ».
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