Calixte, figure complexe et controversée de l’Église des premiers siècles, naquit à Rome dans la seconde moitié du IIᵉ siècle, au sein d’une famille chrétienne de condition servile. Encore jeune, il fut esclave au service d’un riche chrétien nommé Carpophore, lié à la cour impériale. Grâce à son esprit entreprenant et à une certaine habileté dans les affaires, Calixte fut chargé de gérer une activité financière qui fonctionnait comme dépôt et change, fréquentée surtout par des coreligionnaires.
« Nous ne nous glorifierons jamais que de la Croix de Jésus-Christ notre Seigneur : c'est lui qui est notre salut, notre vie et notre résurrection. C'est par lui que nous avons été sauvés et délivrés » (Ga 6,14). Telle est l'Antienne d'entrée de la célébration de l'Exaltation de la Sainte Croix. Cette fête, qui célèbre la victoire du Christ sur le péché et la mort, unit l'Église catholique et l'Église orthodoxe. Cette dernière attache une grande importance à cette fête, presque comme à celle de Pâques. L'origine de cette fête remonte au culte des premières communautés chrétiennes de Jérusalem, où le Vendredi saint, la Sainte Croix était solennellement vénérée.
« C'est pourquoi, après avoir de nouveau élevé vers Dieu des demandes suppliantes et invoqué la lumière de l'Esprit de Vérité, à la gloire du Dieu tout-puissant, qui a répandu sa bienveillance particulière sur la Vierge Marie en l'honneur de son Fils, le Roi immortel des siècles et le vainqueur du péché et de la mort pour la plus grande gloire de son auguste Mère et pour la joie et l'exultation de toute l'Église, par l'autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des saints apôtres Pierre et Paul, et la nôtre, nous prononçons, déclarons et définissons comme dogme révélé par Dieu que : l'immaculée Mère de Dieu, toujours vierge Marie, ayant achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevé corps et âme à la gloire céleste ». C'est ainsi que Pie XII, par la Constitution apostolique Munificentissimus Deus du 1er novembre 1950, a défini le dogme de l'Assomption de Marie au Ciel corps et âme.
Le 15 août, l’Église célèbre l’Assomption de la Vierge Marie, c’est-à-dire le moment où Marie a été accueillie au ciel, corps et âme, par Dieu. Pour les chrétiens, Marie est la première créature humaine à entrer pleinement dans la gloire éternelle de Dieu, sans connaître la corruption du corps après la mort.
De nombreux miracles sont attribués à saint Pierre, mais l’un d’eux se distingue par sa singularité. Il met en scène un autre saint : en effet, l’Apôtre invite une jeune fille paralysée, qui fait appel à son intercession pour être guérie, à aller chercher Abbondio si elle souhaite retrouver la santé.
Le 15 décembre, la tradition liturgique commémore saint Valérien, Évêque de la communauté d’Avensano — un ancien diocèse de l’Afrique proconsulaire correspondant à l’actuelle zone archéologique de Bordj-Hamdouna (Tunisie), alors rattaché à l’archidiocèse de Carthage. Parvenu à l’épiscopat à un âge très avancé, après l’Évêque Fortunat, Valérien exerça son ministère au cœur des tensions religieuses qui traversaient l’Afrique du Nord au Ve siècle, lorsque les Vandales ariens, sous la conduite de Genséric, imposaient leur doctrine par la force.
Angelo Scarpetti naquit entre 1230 et 1240, très probablement à Sansepolcro, ville où il vécut et mourut. Selon la tradition établie, il entra en 1254 au couvent de Sansepolcro, appartenant aux Giamboniti, qui suivaient la Règle de saint Augustin. Ce groupe fut concerné par le grand processus d’unification des mouvements érémitiques promu par Alexandre IV qui, en 1256, conduisit à la fondation de l’Ordre des ermites de saint Augustin.
Maur, fils du patricien romain Eutychius, entra très jeune dans le milieu monastique lorsque son père le confia à saint Benoît, qui à cette époque était en train de donner forme à son expérience communautaire à Subiaco. En même temps que lui fut accueilli Placide, fils d’un autre noble, Tertullus. Les deux garçons, remarquables par leur docilité et leur bonté d’âme, devinrent bientôt particulièrement chers au fondateur du monachisme occidental ; Maur, plus âgé, prit très vite un rôle de confiance auprès du maître.
Saint Bonaventure naquit vers 1217 à Bagnoregio, dans le Latium. Son nom de baptême était Giovanni, comme celui de son père, Giovanni Fidanza. On sait peu de choses sur son enfance, si ce n’est qu’il fut guéri d’une grave maladie grâce à l’intercession de saint François d’Assise, comme il le raconte lui-même dans le prologue de la Legenda maior sancti Francisci.
Il est connu pour avoir fondé les célèbres hospices des cols alpins du Grand Saint-Bernard et du Petit Saint-Bernard, qui portent son nom, afin de subvenir aux besoins des voyageurs qui traversaient les Alpes. Situés respectivement à une altitude de 2 469 mètres et de 2 188 mètres, ces refuges offraient protection, assistance médicale et soutien spirituel aux pèlerins et aux voyageurs en difficulté. En peu de temps, ces hospices devinrent un symbole de charité chrétienne et de dévouement envers autrui.
C’était un humble agriculteur, extrêmement pauvre, qui ne ménageait ni ses efforts ni ses sacrifices pour rapporter à la maison un morceau de pain à manger. Cependant, il avait découvert le Christ, et tout le reste lui paraissait insignifiant en comparaison de l’amitié avec Lui. Il s’appelait Isidore. Il était né vers 1080 à Madrid, qui n’était pas encore la capitale de l’Espagne, mais simplement une ville parmi d’autres.
Mère, veuve, enseignante, assistante sociale, infirmière et fondatrice : Louise de Marillac réunit en elle tous les états de vie d’une femme.
Religieux, évêque, philosophe, théologien, naturaliste, chimiste, maître de saint Thomas d’Aquin. Il s’agit d’Albrecht von Bollstädt, plus connu sous le nom d’Albertus Magnus, un homme d’une grande culture, notamment dans le domaine des sciences naturelles, qui a laissé une somme théologique qui servit de modèle à la célèbre Somme théologique de Thomas d’Aquin.
« C'était une femme tourmentée et errante... elle enseignait en tant que professeur, contrairement à ce qu'enseignait saint Paul, qui ordonnait que les femmes n’enseignent pas ». Tel est le jugement porté par le Nonce apostolique en Espagne, Mgr Filippo Sega, sur Thérèse de Jésus, née Thérèse de Ahumada. En la qualifiant d'errante, il avait raison, car en 1577, elle avait déjà fondé 12 monastères dans toute l'Espagne et parcouru plus de cinq mille kilomètres. Tout cela avec les moyens de l'époque, sur des routes qui ne pouvaient être définies comme telles, avec toutes les difficultés qu'impliquait le fait de se déplacer d'un endroit à l'autre du royaume, surtout pour une femme et encore plus pour une moniale. Et pourtant, au cours de sa vie, elle réussit à fonder 17 monastères avec très peu de moyens financiers, des problèmes de santé, et d'innombrables difficultés à trouver des maisons disponibles pour les transformer en couvents religieux. Sa faute originelle, pour l'époque, était d'être une femme et, de surcroît, une réformatrice de la vie consacrée, également masculine.
Au Moyen Âge, les chrétiens commencèrent à réfléchir plus intensément à la souffrance de Marie, la Mère de Jésus, en particulier au moment de la Passion. Marie est la seule personne qui est toujours restée fidèle au Christ, de sa naissance jusqu’à la Croix.
La dévotion aux Douleurs de la Vierge se développa à cette époque, en se concentrant sur sept épisodes douloureux de sa vie, appelés les Sept Douleurs de Marie :
la prophétie de Siméon, la fuite en Égypte, la disparition de Jésus à Jérusalem, la rencontre avec Jésus sur le chemin du Calvaire, la mort de Jésus sur la Croix, la descente de Jésus de la Croix et sa mise au tombeau.
Fondateur du Royaume de Hongrie vers l’An mil et évangélisateur de son peuple, le roi Étienne Ier n’est pas seulement le saint Patron de la nation hongroise, mais aussi une figure centrale de l’identité du peuple magyar.
À notre époque, on l’aurait sans doute qualifié de globetrotter, tant il aimait visiter à pied les grands sanctuaires d’Europe : de Saint-Jacques-de-Compostelle à Lorette, de Rome au Gargano. En moins de quinze ans, on a calculé qu’il parcourut des milliers de kilomètres, jusqu’au jour où il décida de s’arrêter à Rome. Il s’agit de saint Benoît-Joseph Labre, connu comme le mendiant ou le vagabond de Dieu.
Au début, il trouva refuge sous une arche du Colisée, et les passants lui faisaient l’aumône – qu’il redistribuait régulièrement à ceux qu’il jugeait plus pauvres que lui. Par la suite, il s’installa près de la basilique des Saints Sylvestre et Martin, dans le quartier Monti.
Reine et impératrice, elle reste encore aujourd’hui l’une des figures les plus brillantes du Moyen Âge chrétien : une femme forte, généreuse et capable de gouverner avec une compétence que l’on rencontre rarement, même chez les chroniqueurs de son époque.
Giuseppe Allamano est né le 21 janvier 1851 à Castelnuovo Don Bosco, dans le Piémont, au sein d’une famille profondément religieuse. Sa mère, Maria Anna Cafasso, était la sœur cadette de saint Giuseppe Cafasso. Elle fut pour le jeune Giuseppe un modèle de vie et de foi.
La mémoire du Pape Marcel Ier, commémoré par le Martyrologe romain le 16 janvier, s’inscrit dans l’une des périodes les plus complexes de l’histoire de l’Église ancienne. Les sources qui parlent de lui sont peu nombreuses et souvent contradictoires, si bien que sa figure apparaît davantage par fragments que dans un récit linéaire. On sait avec certitude qu’il fut Évêque de Rome au début du IVᵉ siècle, que son pontificat fut bref et qu’il fut enseveli le long de la voie Salaria, dans le cimetière de Priscille, après une mort survenue loin de la ville.
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