Mère, veuve, enseignante, assistante sociale, infirmière et fondatrice : Louise de Marillac réunit en elle tous les états de vie d’une femme.
Religieux, évêque, philosophe, théologien, naturaliste, chimiste, maître de saint Thomas d’Aquin. Il s’agit d’Albrecht von Bollstädt, plus connu sous le nom d’Albertus Magnus, un homme d’une grande culture, notamment dans le domaine des sciences naturelles, qui a laissé une somme théologique qui servit de modèle à la célèbre Somme théologique de Thomas d’Aquin.
« C'était une femme tourmentée et errante... elle enseignait en tant que professeur, contrairement à ce qu'enseignait saint Paul, qui ordonnait que les femmes n’enseignent pas ». Tel est le jugement porté par le Nonce apostolique en Espagne, Mgr Filippo Sega, sur Thérèse de Jésus, née Thérèse de Ahumada. En la qualifiant d'errante, il avait raison, car en 1577, elle avait déjà fondé 12 monastères dans toute l'Espagne et parcouru plus de cinq mille kilomètres. Tout cela avec les moyens de l'époque, sur des routes qui ne pouvaient être définies comme telles, avec toutes les difficultés qu'impliquait le fait de se déplacer d'un endroit à l'autre du royaume, surtout pour une femme et encore plus pour une moniale. Et pourtant, au cours de sa vie, elle réussit à fonder 17 monastères avec très peu de moyens financiers, des problèmes de santé, et d'innombrables difficultés à trouver des maisons disponibles pour les transformer en couvents religieux. Sa faute originelle, pour l'époque, était d'être une femme et, de surcroît, une réformatrice de la vie consacrée, également masculine.
À notre époque, on l’aurait sans doute qualifié de globetrotter, tant il aimait visiter à pied les grands sanctuaires d’Europe : de Saint-Jacques-de-Compostelle à Lorette, de Rome au Gargano. En moins de quinze ans, on a calculé qu’il parcourut des milliers de kilomètres, jusqu’au jour où il décida de s’arrêter à Rome. Il s’agit de saint Benoît-Joseph Labre, connu comme le mendiant ou le vagabond de Dieu.
Au début, il trouva refuge sous une arche du Colisée, et les passants lui faisaient l’aumône – qu’il redistribuait régulièrement à ceux qu’il jugeait plus pauvres que lui. Par la suite, il s’installa près de la basilique des Saints Sylvestre et Martin, dans le quartier Monti.
Reine et impératrice, elle reste encore aujourd’hui l’une des figures les plus brillantes du Moyen Âge chrétien : une femme forte, généreuse et capable de gouverner avec une compétence que l’on rencontre rarement, même chez les chroniqueurs de son époque.
Giuseppe Allamano est né le 21 janvier 1851 à Castelnuovo Don Bosco, dans le Piémont, au sein d’une famille profondément religieuse. Sa mère, Maria Anna Cafasso, était la sœur cadette de saint Giuseppe Cafasso. Elle fut pour le jeune Giuseppe un modèle de vie et de foi.
La mémoire du Pape Marcel Ier, commémoré par le Martyrologe romain le 16 janvier, s’inscrit dans l’une des périodes les plus complexes de l’histoire de l’Église ancienne. Les sources qui parlent de lui sont peu nombreuses et souvent contradictoires, si bien que sa figure apparaît davantage par fragments que dans un récit linéaire. On sait avec certitude qu’il fut Évêque de Rome au début du IVᵉ siècle, que son pontificat fut bref et qu’il fut enseveli le long de la voie Salaria, dans le cimetière de Priscille, après une mort survenue loin de la ville.
La fête liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel a été instituée pour commémorer l’apparition du 16 juillet 1251 à saint Simon Stock, alors prieur général de l’Ordre carmélitain. Au cours de cette apparition, la Vierge lui remit un scapulaire, lui révélant d’importants privilèges liés à son utilisation.
Cyri et Juliette sont deux martyrs du IVe siècle : une mère et son fils âgé de seulement trois ans, mis à mort ensemble à Tarse, dans l’actuelle Turquie. Juliette était une matrone de lignée royale, originaire d’Iconium, en Lycaonie, une région du centre de la Turquie actuelle.
On ne connaît pas avec exactitude l’année de naissance d’Ubald Baldassini, mais probablement vers 1085, à Gubbio. Il était le fils unique de Rovaldo Baldassini et de Giuliana, son épouse. Orphelin de père dès l’enfance, il perdit également sa mère peu après. Son oncle Ubaldo s’occupa alors de lui. Il reçut l’ordination sacerdotale en 1115 et, trois ans plus tard, devint prieur de la cathédrale de Saint-Mariano.
On peut lire dans l’ouvrage Les temps anciens et modernes de la ville de Forlì : « Bien qu’il soit né en Toscane, il a été reconnu comme une pousse de l’arbre de Forlì par la Sacrée Congrégation des Rites elle-même, le 28 janvier 1752, dans le décret accordant la Messe et l’office à la ville de Forlì, qui en 1755, par un vote unanime des conseillers, l’a acclamé comme l’un de ses protecteurs ».
Caterina di Favarone, issue de la famille Offreduccio et sœur cadette de Claire d’Assise, naquit dans cette ville d’Ombrie en 1197. Avant même d’avoir seize ans, elle éprouva le désir de suivre l’exemple de sa sœur aînée, choisissant une vie caractérisée par la pauvreté évangélique et le style franciscain.
Au cœur du XVIIᵉ siècle, sous le règne de Louis XIV (1638-1715), la France portait encore les blessures laissées par les guerres de religion. Au sein de l’Église, une interprétation spirituelle sévère et austère se répandait : le jansénisme. Ce courant, éloigné de l’esprit de miséricorde, tendait davantage à inspirer aux fidèles la crainte de Dieu que son amour. Pendant ce temps, suivant les orientations tracées par le Concile de Trente, de nouvelles communautés religieuses fleurissaient.
Il est compté parmi les fondateurs de l’Ordre cistercien. D’une grande dévotion mariale, il encouragea le retour à une vie monastique simple et austère. Il s’agit de saint Robert de Molesme, né à Troyes en Champagne, en 1028 ou 1029, dans une famille noble. Ses parents, Thierry et Ermengarde, appartenaient à la famille des comtes de Tonnerre, de la branche de Maligny.
Saint Jean de Matha, fondateur de l’Ordre de la Très Sainte Trinité, naquit à Faucon — petit centre alpin de Provence et fief lié aux comtes de Barcelone — vers le milieu du XIIᵉ siècle, selon certaines sources le 24 juin 1154, selon d’autres le 23 juin 1160. Issu d’une ancienne noblesse militaire, il fut très tôt orienté vers les études : à Aix, à Marseille, puis à Paris, capitale intellectuelle de l’Europe chrétienne.
En 1233, le jour de l’Assomption de Marie, sept marchands se réunirent dans un oratoire à Florence. Ils étaient tous aisés et appartenaient à l’ancienne noblesse de la ville. Ils s’appelaient Bonfiglio Monaldi, Buonagiunta Manetti, Manetto dell’Antella, Amadio degli Amidei, Uguccione degli Uguccioni, Sostegno dei Sostegni, Alessio Falconieri.
Premier Evêque américain à être canonisé, John Newmann est surtout connu pour ses activités pastorales et éducatives. Lorsqu’il était Évêque de Philadelphie, il fonda le premier système scolaire diocésain catholique des États-Unis d’Amérique.
Un procès-farce devant le Tribunal révolutionnaire, une parodie de justice, dont la seule loi inspiratrice fut la haine contre la religion et l’Église. L’issue en fut fatale : seize Carmélites déchaussées de Compiègne, conduites par leur prieure, Thérèse de Saint-Augustin (dans le siècle Marie-Madeleine-Claudine Lidoine), furent guillotinées sur la place du Trône à Paris. C’était le 17 juillet 1794. Les seize religieuses furent transportées sur deux charrettes jusqu’à la place pour y être exécutées.
Blaise (ou Blaste) et Diogène, deux saints vénérés à Rome depuis l’Antiquité et tout au long du Moyen Âge, sont mentionnés dans le Martyrologe Hiéronymien à la date du 17 juin.
Concernant saint Blaise, certains textes — parmi lesquels les Actes du martyr saint Valentin — font référence à un Blaste, tribun, condamné à mort en 269 ap. J.-C. par l’empereur Claude le Gothique en raison de sa foi chrétienne. Toutefois, il n’existe pas de preuves certaines permettant de l’identifier avec le saint commémoré à cette date.
Presque analphabète, apprenant à lire et à écrire en autodidacte, humble, pauvre, simple frère laïc sur les traces de saint François d’Assise et grand dévot du Saint-Sacrement, au point d’être surnommé « le théologien et le séraphin de l’Eucharistie ». Il s’agit de Pascal Baylon, né à Torrehermosa, alors royaume d’Aragon, de Martín et Isabel Jubera, le 16 mai 1540. Il venait d’une famille pauvre et nombreuse. C’est pourquoi son père l’envoya, dès son plus jeune âge, garder les troupeaux. Il profitait de sa vie au contact de la nature pour louer Dieu et chanter des hymnes à la Vierge Marie.
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